La Suisse a éliminé l'Algérie 2-0 le 3 juillet 2026 au BC Place de Vancouver et s'est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde. Dans la foulée, joueurs et staff helvètes ont révélé que le choix tactique de Vladimir Petkovic — titulariser Ibrahim Maza comme faux numéro 9 — leur a considérablement simplifié la tâche.
Akanji met le doigt sur la faille algérienne
Manuel Akanji, défenseur central de la Nati, n'a pas éludé la question après le coup de sifflet final. « Un faux 9 se replie davantage que les avant-centres classiques. Ce n'est pas toujours évident à gérer pour une défense, mais l'absence d'un véritable numéro 9 nous a quand même facilité la tâche », a déclaré l'international helvète, cité par la plateforme algérienne Dzaïd News.
L'arrière solide de Manchester City a également pointé l'avantage physique de la Suisse dans les duels aériens : « Lorsqu'ils jouaient des centres, nous étions plus grands que lui. Il en va de même sur les longs ballons. Au final, cela nous a été favorable. » Des mots qui sonnent comme un aveu en creux sur l'approche choisie par Petkovic.
Yakin surpris, mais pas totalement
Lors de la conférence de presse d'après-match, le sélectionneur suisse Murat Yakin a confié avoir été quelque peu décontenancé par le dispositif offensif algérien. « Je me suis étonné, dans une certaine mesure, que l'Algérie ne titularise pas d'attaquant de pointe », a-t-il lâché, propos relayés par la chaîne algérienne El Haddaf.
Yakin, qui connaît bien Petkovic pour avoir côtoyé la scène du football suisse avec lui, a néanmoins reconnu la logique derrière le choix : « Il cherche toujours des solutions inattendues pour désorganiser l'adversaire. Il y a partiellement réussi à certains moments du match. Mais jouer sans avant-centre a compliqué leur pressing, et cela a ouvert des espaces que nous avons su exploiter à plusieurs reprises. »
Un pari tactique de Petkovic qui se retourne contre les Verts
Face à la Suisse, Vladimir Petkovic avait misé sur Ibrahim Maza, milieu offensif de formation, dans le rôle de faux numéro 9. L'intention était claire : perturber la défense helvète par des décrochages et des permutations entre les lignes. En seconde période, Amine Gouiri a pris sa place comme attaquant de pointe, mais le mal était fait : la Suisse menait déjà 2-0 et filait vers les huitièmes de finale.
L'élimination des Fennecs au stade des 32e de finale relance le débat sur les choix tactiques du sélectionneur, dont le bilan sera scruté à la loupe dans les semaines à venir.