Réuni samedi en séance plénière, le bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF) n'a pas prononcé le limogeage de Vladimir Petkovic. Walid Sadi a opté pour la mise en place d'une commission technique chargée d'évaluer le bilan du sélectionneur suisse, renvoyant à plus tard une décision que tout le monde attendait dans la foulée du Mondial 2026.
Un bureau fédéral incapable de trancher
Depuis la cuisante élimination de l'Algérie face à la Suisse (0-2) lors des phases de groupes du Mondial 2026, la FAF avait laissé entendre qu'une rupture avec Vladimir Petkovic était imminente. La réunion du bureau fédéral de samedi devait officialiser ce départ. Il n'en a rien été. L'instance dirigeante, présidée par Walid Sadi, s'est révélée dans l'incapacité de formaliser le limogeage du technicien helvétique, confirmant un blocage profond au sommet de la fédération.
À la place d'une décision nette, le bureau a acté la création d'une commission technique dont la mission sera de rendre un verdict définitif sur l'avenir de Petkovic, « dans le seul intérêt du football algérien », selon la formule officielle retenue.
Une manœuvre pour gagner du temps
Cette commission ressemble davantage à une opération de temporisation qu'à une réelle démarche d'évaluation. L'objectif non avoué semble être de trouver une issue juridique permettant de se séparer du sélectionneur au moindre coût financier. Car la FAF se retrouve aujourd'hui dans une impasse largement de sa propre fabrication.
Walid Sadi avait en effet annoncé, il y a moins d'un mois, la prolongation du contrat de Vladimir Petkovic jusqu'à l'été 2028, accompagnée d'une revalorisation de son salaire annuel. Cette décision avait été prise unilatéralement, sans consulter les membres du bureau ni solliciter l'avis d'une quelconque commission technique. Un paradoxe saisissant au regard des événements de ce samedi.