La Fédération algérienne de football (FAF) n'a pas attendu la fin de la Coupe du monde 2026 pour anticiper l'avenir. Selon le journaliste algérien Yacine Benlamnouar, des contacts préliminaires auraient déjà eu lieu entre les dirigeants de la FAF et Hervé Renard, actuellement en poste sur le banc tunisien. L'avenir de Vladimir Petkovic à la tête des Fennecs reste plus qu'incertain, même en cas de qualification.
La FAF prépare l'après-Petkovic en coulisses
Sans attendre le verdict du terrain, la Fédération algérienne aurait engagé une réflexion stratégique sur son prochain sélectionneur. Le nom d'Hervé Renard, technicien français de 57 ans aux multiples expériences africaines, aurait rapidement émergé comme piste prioritaire. Selon Yacine Benlamnouar, des contacts préliminaires auraient même été établis entre les deux parties.
Cette démarche s'inscrit dans un contexte de vives tensions autour de Vladimir Petkovic. Bien que le technicien suisse ait fraîchement paraphé un nouveau contrat courant jusqu'en 2028, son maintien à la tête des Verts n'est absolument pas garanti. « Même en cas de qualification pour les seizièmes de finale, Petkovic pourrait partir, sauf s'il revoit complètement sa copie et abandonne certaines de ses idées trop rigides, car il ne fait plus l'unanimité », révèle Benlamnouar.
Renard en mission à Tunis, mais l'oreille grande ouverte
Dépêché en urgence pour prendre en main la Tunisie lors du Mondial 2026 — après la lourde défaite des Aigles de Carthage face à la Suède (5-1) — Hervé Renard a soigneusement évité de fermer la porte sur son avenir. « Je suis ouvert aux discussions, prêt à écouter le projet. Mais ce n'est pas le mot d'ordre. Je suis venu pour une mission pendant le Mondial », a-t-il déclaré en marge de la rencontre face aux Pays-Bas.
Le journaliste Romain Molina estime par ailleurs qu'il est très peu probable que Renard, successeur de Sabri Lamouchi sur le banc tunisien, poursuive l'aventure avec les Aigles de Carthage au-delà de la compétition. Un constat qui ouvre, de fait, la voie à de nouvelles négociations dès la fin du tournoi.
L'Afrique, une évidence pour le technicien français
Au-delà des tractations, Hervé Renard a clairement exprimé son attachement viscéral au continent africain. « L'Arabie saoudite, c'était bien. Mais l'Afrique me manquait », a-t-il confié, en référence à son passage à la tête de la sélection saoudienne. « Je ne sais pas ce que sera mon futur, mais je pense que je resterai sur ce continent. C'est peut-être lié au respect que les gens ont pour moi ici », a-t-il ajouté.
Double vainqueur de la CAN — avec la Zambie en 2012 et la Côte d'Ivoire en 2015 — et artisan du parcours historique du Maroc au Mondial 2022, Renard demeure l'un des entraîneurs les plus titrés et respectés sur le continent. Si Petkovic venait à quitter son poste, la FAF aurait d'ores et déjà une longueur d'avance dans la course au nouveau sélectionneur des Fennecs.