Qualifiée pour les huitièmes de finale du Mondial 2026, l'Algérie aborde son duel face à la Suisse avec une inquiétude persistante dans les buts. Vladimir Petkovic a déjà eu recours à deux gardiens différents lors du premier tour, sans trouver la satisfaction escomptée. La porte reste désormais ouverte à une troisième option.
Deux gardiens, deux déceptions
Depuis le coup d'envoi de la compétition, la sélection algérienne n'a pas encore trouvé son homme de confiance entre les perches. Luca Zidane, portier du club espagnol de Grenade, a été aligné lors des deux premières rencontres du groupe face à l'Argentine et à la Jordanie. Son compatriote Oussama Benbot, sociétaire de l'USM Alger, lui a succédé pour le choc contre l'Autriche.
Les prestations des deux hommes ont déclenché une vague de critiques et fragilisé la hiérarchie établie par le sélectionneur. Ni l'un ni l'autre n'ont réussi à s'imposer avec autorité dans les cages des Verts, alimentant un débat intense à travers toute la sphère footballistique algérienne.
Mastil, la carte inédite face aux Helvètes
Fidèle à son goût pour les décisions surprenantes, Petkovic pourrait bien puiser dans ses dernières ressources et faire confiance au troisième gardien de la liste, Melvin Mastil. Le scénario n'est pas à écarter, même si l'option comporte des risques évidents : le portier manque d'expérience internationale et n'a encore jamais disputé de rencontre à fort enjeu à ce niveau de la compétition.
Un atout pourrait toutefois jouer en sa faveur. Mastil connaît le football suisse et les joueurs qui composent la Nati, une familiarité susceptible de lui permettre d'aborder ce huitième de finale avec moins d'appréhension. La question est désormais posée à Petkovic : osera-t-il miser sur l'inconnu pour trancher définitivement une crise qui dure depuis l'entame du Mondial 2026 ?