Nommé pour prendre la relève de Vladimir Petkovic, Brahim Hemdani entame son règne à la tête des Verts avec une approche résolument prudente. Pour sa grande première face à la Zambie, le nouveau sélectionneur national a décidé de préserver l'ossature héritée de son prédécesseur, conscient que la stabilité demeure la priorité absolue dans un contexte aussi délicat.

Priorité à la cohésion collective

Le choix de Brahim Hemdani est avant tout stratégique. Disposant d'un temps de préparation limité, le nouveau sélectionneur a jugé préférable de capitaliser sur les automatismes forgés lors des dernières échéances internationales, notamment le dernier Mondial. Procéder à une refonte totale du onze aurait compromis l'équilibre d'un groupe qui a besoin de repères, surtout face à une équipe zambienne venue en Algérie avec la ferme intention de repartir avec un résultat positif.

Hemdani a bien perçu les enjeux de cette première confrontation. Préserver la cohésion d'un vestiaire habitué à jouer ensemble reste, à ses yeux, une condition indispensable pour aborder sereinement ce rendez-vous.

Des retouches progressives et réfléchies en vue

Si la continuité prévaut pour ce match face à la Zambie, le nouveau patron technique des Verts n'entend pas s'enfermer dans une gestion figée sur le long terme. Les changements viendront, mais au compte-gouttes, dictés par des critères purement techniques et sportifs. L'objectif est clair : laisser au sélectionneur le temps nécessaire pour observer l'ensemble des options disponibles, évaluer chaque profil et construire progressivement son propre projet de jeu.

C'est lors des prochains stages et des matchs à venir que Brahim Hemdani commencera à apposer sa marque sur la sélection nationale, en introduisant graduellement ses idées et ses principes tactiques. Une méthode de transition maîtrisée, qui a le mérite de ne pas fragiliser une équipe nationale en pleine reconstruction.