La Fédération algérienne de football a accordé une autorisation spéciale à Hichem Boudaoui pour retarder son arrivée au rassemblement des Fennecs, pourtant prévu depuis lundi à Alger. Le milieu de terrain de l'OGC Nice a ainsi pu disputer le match aller des barrages de Ligue 1 face à Saint-Étienne ce mardi, au mépris de la recommandation officielle de la FIFA.
Nice contourne la directive FIFA
Selon le quotidien L'Équipe, l'OGC Nice est parvenu à outrepasser la directive de l'instance mondiale, qui préconisait la libération de tous les internationaux concernés par la Coupe du monde 2026 dès le 25 mai. Boudaoui, attendu lundi à Alger pour intégrer le stage préparatoire au Mondial, a finalement obtenu le feu vert de la FAF pour rester en France et disputer ce barrage décisif — une rencontre qui détermine le maintien ou la relégation du club azuréen en Ligue 1 la saison prochaine.
Un deuxième report en suspens, Petković sous tension
Nice aurait déjà formulé une nouvelle requête auprès de la Fédération algérienne afin que Hichem Boudaoui puisse également disputer le match retour contre Saint-Étienne. Mais selon L'Équipe, la FAF se montre peu enthousiaste face à cette demande. Le sélectionneur Vladimir Petković, qui considère le milieu de terrain comme un élément incontournable de son onze, est conscient du risque : toute blessure de Boudaoui lors de ces rencontres de barrage représenterait un coup dur considérable pour les Fennecs à l'approche du Mondial.
La FAF dans une position délicate
À moins de trois semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, la Fédération algérienne se retrouve tiraillée entre les intérêts de son joueur, les exigences du club niçois et les impératifs d'une préparation nationale sereine. La décision concernant le match retour, très attendue, pourrait définir le rapport de force entre les clubs européens et les fédérations africaines à l'aube des grandes compétitions.