Dix jours après l'incident qui a secoué le camp des Verts, Moussa Saïb sort enfin du silence. Le membre du staff technique de l'équipe nationale algérienne a livré sa version des faits sur l'altercation avec Rayan Aït Nouri, survenue lors du match contre la Zambie. Sa réponse, transmise via un intermédiaire, se veut apaisante.

Saïb comprend la réaction du joueur

C'est par la voix de l'ancien international Fawzi Moussouni que Moussa Saïb a fait passer son message. Invité sur le plateau de la chaîne El Haddaf, Moussouni a rapporté les propos du membre du staff : « Il m'a assuré qu'il ne gardait aucune rancœur envers le joueur. Fort de sa propre expérience de footballeur professionnel, il comprend ce type de réaction dans les moments de tension. »

Saïb aurait été clair sur ses intentions : « Je voulais uniquement le calmer. J'aurais très bien pu ne pas aller vers lui, mais j'ai choisi d'intervenir. » Une démarche bienveillante, selon lui, et non un acte d'autorité.

Le double signal d'Hemdani, origine de la crise

Pour comprendre la colère d'Aït Nouri, il faut revenir à la rencontre face à la Zambie. Ibrahim Hemdani avait d'abord demandé au défenseur de Manchester City de s'échauffer en vue d'une entrée en jeu, avant de revenir sur cette décision après l'égalisation adverse. Puis, une fois que les Verts ont repris l'avantage, l'entraîneur national a de nouveau sollicité le latéral gauche pour reprendre l'échauffement.

Ce va-et-vient a visiblement mis le feu aux poudres. Rayan Aït Nouri a regagné le banc de touche dans un état d'agitation manifeste, refusant catégoriquement de poursuivre l'échauffement. C'est à ce moment précis que les caméras du stade ont capté Saïb se dirigeant vers le joueur.

Une intervention pour éviter le pire

Quand Saïb s'est approché d'Aït Nouri, le joueur lui a lancé un sec : « Ne me parle pas. » Antar Yahia, autre assistant de Hemdani présent sur le banc, est alors intervenu à son tour pour empêcher toute escalade supplémentaire.

Saïb a lui-même expliqué ses motivations, toujours selon les dires de Moussouni : « Je ne voulais pas que les choses dégénèrent. Les caméras et les réseaux sociaux étaient là, tout le monde regardait. Une telle image pouvait faire bien plus de mal au joueur qu'à n'importe qui d'autre. »

La crise reste néanmoins ouverte. Si le staff technique semble vouloir tourner la page, l'avenir de Rayan Aït Nouri sous le maillot des Verts dépendra de la volonté des deux parties à aller vers une véritable réconciliation.