Vladimir Petkovic a officiellement quitté le banc des Fennecs après plus de deux ans à la tête de la sélection algérienne. Le technicien suisse et la Fédération algérienne de football (FAF) sont parvenus à un accord à l'amiable pour rompre un contrat qui courait pourtant jusqu'en 2028. Derrière ce départ négocié, trois contre-performances aux allures de catastrophe tactique ont définitivement scellé le sort de l'ancien sélectionneur.
La gifle suédoise : un 0-4 qui ne pardonne pas
Le premier signal d'alarme retentit lors d'un match amical contre la Suède en 2025. Les « Guerriers du Désert » se retrouvent très rapidement dépassés, encaissant quatre buts sans réponse avant de sauver les apparences dans les ultimes minutes, concluant sur un score final de 3-4. La rencontre met au grand jour une fragilité défensive structurelle que Petkovic choisit pourtant d'ignorer, maintenant ses schémas tactiques inchangés lors des matchs suivants. Une rigidité qui commençait déjà à interroger.
Nigeria – CAN 2025 : Mahrez sort du silence
La deuxième fracture survient lors du quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025, disputée au Maroc. Face aux Super Eagles du Nigeria, l'Algérie s'incline sans jamais trouver la parade face à une équipe dominante sur tous les plans — physique, technique et tactique. Petkovic reste sans solution au bord du terrain. L'épisode prend une tournure publique lorsque le capitaine Riyad Mahrez, rare dans sa prise de parole critique, pointe directement les carences du sélectionneur : les couloirs laissés ouverts auraient, selon lui, grandement facilité la tâche des Nigérians.
Mondial 2026 : l'erreur de trop face à la Suisse
Le coup de grâce arrive sur la plus grande scène du football mondial. Lors du 32e de finale de la Coupe du Monde 2026, l'Algérie se heurte à la Suisse — nation d'origine du sélectionneur lui-même. Petkovic effectue une nouvelle fois des choix incompréhensibles qui ouvrent la voie aux Helvètes. La défaite déclenche un torrent de critiques. Sans issue, le technicien convient alors avec la FAF de mettre un terme anticipé à leur collaboration. Trois rendez-vous manqués au pire moment, et c'est tout un mandat qui s'effondre.