Pressenti pour succéder à Vladimir Petković sur le banc des Verts, l'Espagnol Félix Sánchez est en passe de trouver un accord avec la Fédération algérienne de football. Mais selon La Gazette de Fennec, des joueurs et techniciens qui l'ont côtoyé émettent de sérieux doutes sur sa capacité à naviguer dans l'environnement volcanique du football algérien.
Le favori de Walid Sadi face aux premiers signaux d'alarme
Félix Sánchez occupe la première place sur la liste des candidats à la succession de Petković. Le technicien espagnol est entré en négociations avancées avec Walid Sadi, président de la FAF, et son arrivée à la tête des Fennecs semble se dessiner. Pourtant, plusieurs joueurs et entraîneurs algériens ayant travaillé avec lui ne cachent pas leurs réserves. Ces observateurs de première main décrivent un coach avant tout spécialiste de la formation, rompu à des contextes de travail apaisés, très éloignés des turbulences médiatiques et populaires qui caractérisent la sélection algérienne.
Un parcours construit loin du feu médiatique
La carrière de Félix Sánchez s'est principalement construite au Qatar, dans un environnement protégé où la sérénité régnait sur le quotidien du staff. Sa seule immersion dans un contexte plus exposé reste son passage à la tête de l'Équateur : une année d'exercice, 19 matchs dirigés, avant un retour rapide dans le Golfe sous les couleurs d'Al-Sadd. Cette expérience limitée face à la pression du public et des médias constitue aujourd'hui le principal point d'interrogation autour de sa candidature aux yeux de ceux qui le connaissent le mieux.
La FAF convaincu malgré les réserves du terrain
Du côté de la Fédération algérienne, l'enthousiasme ne faiblit pas. L'Espagnol a accepté une rémunération nettement inférieure à celle perçue par son prédécesseur Vladimir Petković, un avantage financier qui pèse lourd dans l'équation de Walid Sadi. Félix Sánchez n'a par ailleurs formulé aucune objection à l'intégration d'assistants algériens au sein de son staff technique, une exigence récurrente de la FAF. Ces concessions pourraient suffire à emporter la décision, quand bien même les doutes exprimés par ses anciens joueurs restent entiers.