L'affaire Rayan Aït Nouri n'est que la partie visible de l'iceberg. Selon les révélations de l'analyste Chouaïb Kahoual sur la chaîne algérienne Dzaïd News, deux autres Fennecs — Anis Hadj Moussa et Mohamed Amoura — ont également mal vécu certains choix du sélectionneur Ibrahim Hemdani lors du dernier rassemblement des Verts.
Un vestiaire sous tension malgré la victoire
Le premier stage d'Ibrahim Hemdani à la tête de l'Algérie restera dans les mémoires pour des raisons bien particulières. Si la victoire face à la Zambie a affiché un visage conquérant sur le terrain, les coulisses de ce rassemblement ont mis à nu des tensions inattendues. Le cas Rayan Aït Nouri — renvoyé du camp d'entraînement après avoir refusé d'entrer en jeu comme remplaçant — a concentré l'essentiel de l'attention médiatique. Mais selon Chouaïb Kahoual, le défenseur de Wolverhampton n'était pas seul dans son mécontentement au sein du groupe.
Hadj Moussa frustré, Amoura vite recadré
Anis Hadj Moussa, entré en cours de jeu, a pourtant inscrit l'un des trois buts algériens contre la Zambie. Avant sa montée, le joueur n'avait pas apprécié de débuter sur le banc des remplaçants, au profit du très en forme Mohamed Bechir Belouammi. Contrairement à Aït Nouri, Hadj Moussa n'a pas laissé éclater sa frustration de manière visible, choisissant de rester professionnel malgré son insatisfaction.
De son côté, Mohamed Amoura a lui aussi mal digéré sa sortie prématurée, d'autant qu'il venait d'offrir deux passes décisives à ses coéquipiers. L'attaquant a néanmoins su maîtriser ses émotions : il s'est dirigé sans attendre vers Ibrahim Hemdani pour le saluer, désamorçant toute velléité de polémique.
Hemdani pose ses jalons disciplinaires
Face à ces signaux préoccupants, le staff technique n'a pas tardé à envoyer un message fort. Le renvoi de Rayan Aït Nouri du rassemblement constitue un avertissement sans ambiguïté adressé à l'ensemble du groupe. Ibrahim Hemdani, dès les premières semaines de son mandat, entend instaurer une discipline de fer au sein de la sélection algérienne. À l'heure où les Fennecs visent des objectifs ambitieux, la cohésion collective s'impose comme un prérequis non négociable.